Le Clown est “clandestin”

 

quand il ne dévoile pas sa nature de Clown.

Le Clown pourrait être Monsieur Tout-le-Monde : un homme quelconque, avec sa stupidité et son étonnement, les faiblesses, les limites, les tentatives maladroites d’apparaître beau, élégant et intelligent.

Pierre Byland, avec Jacques Lecoq, a découvert et mis en lumière l’essence du Nouveau Clown qui, quand ne met pas son nez rouge, est « clandestin ».

Depuis longtemps nous approfondissons la recherche sur le « clandestin » inaugurée par Byland et nous en vérifions la portée révolutionnaire.

Nous désirons poursuivre ce parcours à travers l’expérimentation, l’étude, l’approfondissement, la comparaison entre celle-ci et d’autres voies de la recherche théâtrale du XXème siècle, avec l’objectif de trouver un moyen de faire théâtre qui soit, comme dit Peter Brook, « vivant ».

Le Clown « clandestin » peut être un prétexte pour travailler l’acteur et le jeu théâtral, l’écriture et la mise en scène, avec la possibilité d’une vérification immédiate par le contact avec le public.

En effet, comme Monsieur Tout-le-Monde, le « clandestin » peut être n’importe où : sur la scène d’un théâtre, sur la piste d’un cirque, dans une conférence publique, sur un plateau de tournage, dans la rue…

Les stages de formation, qu’on a appelés « Du Masque neutre au Clown clandestin », font partie du parcours de recherche de son propre Clown et commencent par l’étude de la neutralité, indispensable pour l’acteur qui veut se débarrasser des stéréotypes et des déformations personnelles.

Le travail prévoit l’utilisation de la rue comme espace d’expérimentation pour les acteurs.

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